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Prendre le temps de prendre le temps

Hasard ou synchronicité  ? Peu de temps après avoir planifié le webinaire sur «  Prendre le temps de prendre le temps  » (voir plus bas), je suis confronté dans un musée à Leuven à un panneau «  Prends ton temps  ». Et je vous livre ici un extrait de l’explication concernant les œuvres de la salle consacrée à ce thème «  … cette présentation vous invite à réfléchir à la notion du temps dans l’art, non seulement en découvrant comment les artistes ont abordé le temps dans leurs oeuvres, mais aussi en prenant conscience du temps que vous passez vous-même à les regarder. Nous vous invitons à prendre conscience du temps qu’il vous faut pour regarder, puis pour regarder vraiment (plus), en détail  ».

Prenons-nous vraiment le temps de profiter de nos loisirs, de regarder une œuvre d’art, d’écouter de la musique, d’avoir du temps-qualité famille  ? Consacrons-nous suffisamment de temps à tout ce qui nous parait important dans notre vie  ?

A vouloir tant faire dans notre vie, ne la laissons-nous pas filer  ? Comment vivre sa vie pleinement, consciemment et librement  ? Peut-être est-ce plus compliqué qu’on ne le pense. C’est un des grands cadeaux de la pleine conscience que de montrer qu’il est possible de vivre le moment présent comme une expérience totale et non comme une suite d’actions à réaliser.

Souvent, la société, comme notre environnement nous invitent à tout sauf à prendre le temps. Nous sommes constamment soumis à des injonctions extérieures (il faut terminer cette tâche, conduire les enfants à leurs activités sportives, etc.) que nous maîtrisons assez peu. Il y a également des croyances, souvent inconscientes (il faut partir en vacances pour se détendre, il faut telle nouvelle voiture pour se sentir heureux, …), qui nous poussent à des actions qui, comme une suite de dominos, vont s’enchainer et manger notre temps.

Notre cerveau peut-il nous venir en aide  ? Oui et non. Passons rapidement nos cerveaux en revue, car le cerveau se constitue de plusieurs territoires distincts, avec chacun leur fonction. Notre cerveau reptilien va potentiellement et quotidiennement provoquer du stress et le stress et le temps ne font pas bon ménage. Notre cerveau lymbique va nous entrainer dans des comportements automatiques, des apprentissages inconscients, des compulsions, et nous serons prisonniers d’automatismes. L’humain est un mammifère, et les mammifères sont des êtres d’habitudes. Cette programmation ancre profondément des habitudes en nous et dans les sociétés occidentales ces habitudes ne poussent pas à prendre du temps mais plutôt de continuellement agir. C’est ce qui s’appelle en anglais «  mindless action  ».

Heureusement, nous avons un néocortex (ou cerveau préfontal) qui nous permet de prendre de la distance, de créer du calme, d’être profondément créatif, … C’est donc bien lui notre sauveur dans cette histoire. Certaines pratiques, comme la pleine conscience et la méditation, nous apprennent à mobiliser notre néocortex pour entrer dans un état de sérénité. On comprend donc leur succès dans notre contexte. Les pratiques de pleine conscience et de méditation mènent très certainement à un rapport au temps plus équilibré mais il y aussi une panoplie d’exercices simples qui aident à mobiliser le néocortex. Ils ne sont pas compliqués à mettre en pratique, nous vous en proposons un sur notre site appelé «  Un plan concret en 7 étapes  ».

Vous êtes intéressés par le thème du temps  ?

Venez découvrir un des outils pour vous aider à « Prendre le temps de prendre le temps » lors de notre prochain webinaire, le 19 août de 18:00 à 19:00.